« Les Québécois sont prêts pour des vacances différentes », affirme le fondateur de Sunwing

Sam Char and Colin Hunter

En entrevue avec PAXnouvelles.com, Colin Hunter et Sam Char, du Groupe de voyages Sunwing, ont exposé les raisons pour lesquelles ils croient fermement que le marché québécois, de Montréal à Mont-Joli, est prêt à s’aventurer au-delà du triangle formé par Cuba – République dominicaine – Mexique.

Vers quelles contrées et de quelle façon? L’affable Colin Hunter s’explique.

Horizons lointains

Celui qui fréquente ses propres hôtels en vacances (« Existe-t-il mieux que le Royalton, de toute façon? », blague-t-il), souvent sous un pseudonyme afin de préserver son anonymat et de recevoir un traitement authentique, affirme que 2017 aura définitivement été une année très positive pour Sunwing malgré tout… et au grand dam de ses compétiteurs.

Et la plus belle surprise?

Que les pays caribéens, notamment le Honduras, Sainte-Lucie, le Costa Rica et le Panama, ont tout de même enregistré une fréquentation étonnante.

« Je crois que des destinations comme Aruba, Antigua, les Bahamas et la Jamaïque pourraient profiter de davantage de trafic. Et le consommateur québécois s’y ouvre tranquillement, il en fait la demande à son agent, il souhaite sortir du trio habituel. Ce n’est pas un hasard que nous offrons aussi des vols sur des destinations émergentes ou de l’Amérique centrale », précise Colin Hunter.

Même son de cloche pour Sam Char : il remarque, lui aussi, une migration du marché, ou à tout le moins, une nette ouverture.

« Nous avons ce retour de la part des agents de voyages que les clients questionnent sur des destinations différentes, disant « qu’ils ont assez vu Cuba et le Mexique ». C’est ce que les agents me rapportent. Il y aura toujours un type de clientèle pour chaque hôtel ou destination, mais il y a maintenant plus de choix que jamais ».

Et cela vaut autant pour le marché montréalais que québécois et même régional.

Emphase sur les régions

Rappelons que Sunwing dessert six villes au Québec, plus que partout ailleurs au pays.

Sam Char rajoute que Sunwing est « … sorti de la zone de confort qui était établie. Nous avons été les premiers à faire cela au Québec, à s’aventurer hors de Montréal, et nos compétiteurs croyaient que nous étions tombés sur la tête ! Ce n’était pas facile mais le jeu en valait la chandelle ».

« Ça a toujours fait partie de notre stratégie, depuis les débuts, de s’attaquer aux endroits où nous considérions qu’il y avait une demande suffisante. Et nous en sommes désormais à six villes dans la province », renchérit Colin Hunter.

Le fondateur à l’esprit vif s’empresse d’ailleurs de préciser qu’il aimerait en desservir encore plus, et en vol direct de surcroit; toutefois, le défi ne serait pas tant au niveau des appareils ou du personnel mais bien à celui des douanes.

« C’est pour cela qu’il faut passer par Montréal ou Québec, c’est simplement une question de contrôle douanier ».

P1265832.jpg
Fourchettes de prix

« J’ai remarqué que le marché québécois, plus particulièrement, s’est beaucoup sophistiqué au cours des cinq dernières années. Il y a un réel changement qui s’est opéré. Nous sommes à des lieues de ce qui s’achetait comme forfait soleil dans les années 80 au Québec! », blague-t-il, évoquant avec horreur des 2* peu invitants.

« Les clients comprennent qu’ils obtiennent ce pour quoi ils paient et achètent des produits de plus grande qualité. Le segment du luxe performe beaucoup mieux au Québec, maintenant ».

Sam Char renchérit : « Quand je rencontre les représentants de grandes marques hôtelières, ils sont tous d’accord : le marché el cheapo s’effrite au Québec, les gens réservent même des suites dorénavant, même pour 10 jours. Une petite métamorphose s’opère ».

Sunwing et les agents de voyages québécois

« J’ai souvent l’impression que les agents de voyages québécois sont mieux informés que beaucoup d’autres ailleurs au pays, qu’ils font des ventes mieux éduquées », soulève le chef de Sunwing.

« Ce sont les seuls, par exemple, à acheter des groupes sur des destinations populaires et à vendre les sièges individuellement afin d’afficher des tarifs plus avantageux. C’est brillant ! Ils connaissent bien leur marché », conclut-il, presque incrédule que la pratique ne soit pas plus répandue.

Un compliment particulièrement flatteur, sachant que Colin Hunter est à la tête d’un conglomérat valant plusieurs millions de dollars.

En somme, le président-fondateur de Sunwing estime qu’il n’y a ni limites à ce que les clients imaginent, ni à ce que l’entreprise peut leur offrir, mentionnant au passage, l’œil espiègle, des croisières, des hélicoptères, alouette… « c’est une progression logique, non, une fois que l’on a déjà des hôtels, pourquoi pas des hôtels flottants ? »

L’avenir saura le dire !

Marie-Eve Vallières

https://www.paxnouvelles.com/nouvelles/voyagiste/les-quebecois-sont-prets-pour-des-vacances-differentes-affirme-le-fondateur-de-sunwing

Press
,
WordPress Appliance - Powered by TurnKey Linux