Sunwing : bons résultats et optimisme !

CH et Sam Char

Sunwing : bons résultats et optimisme !

Tourisme Plus s’est entretenu avec Colin Hunter, président-fondateur, chef de la direction et propriétaire du Groupe de voyage Sunwing, et Sam Char, vice-président exécutif de Vacances Sunwing pour le Québec à l’occasion du passage de M. Hunter à Montréal, alors qu’il donnait des concerts les 27 et 28 janvier.

Le président-crooner en a profité pour présenter un bilan très positif de l’année 2017 et de l’hiver en cours, malgré les ouragans qui ont frappé les Caraïbes cet automne.

M. Hunter a aussi rappelé que son entreprise n’est pas qu’une compagnie aérienne ou seulement un voyagiste : elle se veut le plus grand groupe de voyage intégré verticalement en Amérique du Nord – des vols aux excursions, en passant par l’hôtellerie, un volet qui se développe beaucoup. M. Hunter affirme que Sunwing est le numéro 1 sur le marché des destinations soleil au Canada, avec 38 % des parts de marché au Canada et 35 % sur le marché québécois.

UN ENVIRONNEMENT IMPRÉVISIBLE

Réussir en affaires dans le monde du voyage est de plus en plus difficile, affirme le fondateur de Sunwing.

 


Colin Hunter

« Avant, on ne se préoccupait que de la météo. Maintenant, le milieu devient de plus en plus imprévisible avec le terrorisme, l’instabilité sociale et politique, les crises et les états d’urgence… Il y a beaucoup de défis à relever! Les conseils aux voyageurs du gouvernement du Canada ne nous aident pas : ils sont souvent très alarmistes. Si on les suivait à la lettre, on ne voyagerait plus! »

À titre d’exemple, M. Hunter évoque l’avis concernant l’état d’urgence récemment décrété pour la Paroisse de Saint James, y compris Montego Bay, en Jamaïque. « Ça concerne une paroisse où les touristes ne vont même pas. Cela a fait peur aux gens, alors que la plupart des voyageurs ne sortent pas des tout-compris. Et s’ils le font, c’est de façon sécuritaire, en excursion guidée par des gens de la place. Ils font preuve de gros bon sens! Les mêmes précautions s’appliquent à Montréal ou à Toronto : on fait attention à ne pas aller le soir dans certains quartiers! »

Cela dit, si les défis à surmonter sont nombreux, ils sont également stimulants, selon M. Hunter. « On est dans le monde du voyage parce qu’on aime les défis et on les relève un à la fois. Il faut être à l’écoute des clients – comme on est intégré verticalement, on a des commentaires sur tous nos services. Il faut aussi être intuitif dans nos choix (good guess), avoir de bons produits, offrir de bons prix, assurer une constance dans la qualité de nos services… Il faut offrir de la nouveauté, par exemple des hôtels : il y a beaucoup de place pour l’expansion hôtelière! »

« LA CLÉ, C’EST L’INTÉGRATION VERTICALE »

Comme l’on sait, l’entreprise commercialise les hôtels Riu (du groupe TUI, le plus grand voyagiste du monde détenant une participation de 49 % dans Sunwing). Elle exploite aussi les établissements de sa division hôtelière Blue Diamond (Memories, Starfish, Royalton…), offrant ainsi quelque 14 000 chambres cette année – un nombre qui passera à près de 16 000 chambres l’hiver prochain. À ce propos, MM. Hunter et Char rappellent que l’hôtel Royalton Bavaro Punta Canaen République dominicaine a ouvert le 16 décembre dernier. Il y aura aussi un Royalton au centre-ville de Cancún en février 2019, puis un autre à Playa Mujeres, un coin qui se développe bien (au nord de Cancún au Mexique), vers la fin de 2019…

 


Sam Char

« La clé, c’est l’intégration verticale, affirme Sam Char. Nous sommes les pionniers dans ce modèle d’affaires au Canada. Nous essayons de servir nos passagers à partir de l’avion jusqu’aux excursions, avec nos hôtels, nos tours opérateurs sur place et nos transporteurs locaux; nous venons d’acheter une flotte d’autobus neufs au Mexique avec des ceintures de sécurité, par exemple. »

La flotte d’avions de Sunwing se veut la plus moderne et la plus écoénergétique au Canada avec notamment une quarantaine de Boeings 737-800, les plus performants sur le plan de la consommation de carburant et des émissions de carbone. « Ils ont une plus longue portée : nous pourrions nous rendre n’importe où en Amérique du Sud à partir de Montréal », déclare Colin Hunter. De nouvelles destinations en vue? « Pas pour le moment. Nous desservons déjà le Panama, le Costa Rica et le Honduras. »

LE MARCHÉ QUÉBÉCOIS

Seule compagnie aérienne canadienne qui vole depuis six villes au Québec à l’initiative de Colin Hunter – « Nous n’allons pas desservir seulement Montréal! », avait-il affirmé il y a 12 ans –, Sunwing fait plaisir à bien des Québécois qui peuvent partir dans le sud d’un aéroport près de chez eux.

« Nous essayons de répondre à la demande, dit Sam Char. Par exemple, les gens de Mont-Joli aimeraient bien que les vols s’étirent au-delà du 15 mars. Ils nous disent : c’est encore l’hiver ici jusqu’en avril! Alors c’est possible qu’en 2019 la durée soit prolongée. »

D’après Colin Hunter, les Québécois ne connaissent pas encore assez les destinations hors du triangle Cuba-République dominicaine-Mexique et invite les agents de voyages à encourager leurs clients à (re)découvrir Sainte-Lucie, Aruba, Antigua, la Jamaïque et les Bahamas. « Si leur premier choix n’est pas disponible dans les dates qui leur conviennent, n’hésitez pas à leur proposer ces destinations, suggère-t-il. Les plages sont très belles et la nourriture est excellente. »

Rappelons que le solde Un million d’économies sur les vacances ensoleillées de Sunwing est en cours jusqu’au 2 février ou tant que les offres demeurent disponibles. Cette promotion propose des aubaines sur de nombreux hôtels dans les Caraïbes, au Mexique, en Amérique centrale et en Floride.

Anne Marie Parent

http://www.tourismeplus.com/html/article.php?idnouvelle=30897

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